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Bonnes nouvelles

Première lecture
Lecture du livre des Proverbes (Pr 31,10-13.19-20.30-31)
Une femme parfaite, qui la trouvera ?Elle est précieuse plus que les perles ! Son mari peut lui faire confiance :il ne manquera pas de ressources. Elle fait son bonheur, et non pas sa ruine, tous les jours de sa vie.

Elle sait choisir la laine et le lin, et ses mains travaillent volontiers. Elle tend la main vers la quenouille, ses doigts dirigent le fuseau. Ses doigts s’ouvrent en faveur du pauvre, elle tend la main au malheureux. Le charme est trompeur et la beauté s’évanouit ; seule, la femme qui craint le Seigneur mérite la louange. Célébrez-la pour les fruits de son travail : et qu’aux portes de la ville, ses œuvres disent sa louange ! Continuer la lecture

Seigneur, apprends nous à prier.

Quand vous priez, dites : Notre Père…

La prière du « Notre Père… » est appelée “ Oraison dominicale ” parce qu’elle nous vient du Seigneur Jésus, Maître et modèle de notre prière. (CEC N°2775)

Le 03 Décembre prochain, la nouvelle traduction liturgique du « Notre Père… » entre en  vigueur ! « Ne nous laisse pas entrer en tentation… » devient la traduction liturgique officielle de l’Eglise particulière en France. Je sais que le débat a été houleux… On peut ne pas être d’accord sur cette formule. Mais on sera soumis à l’obéissance à notre Mère la Sainte Eglise, sous la conduite constante de l’Esprit-Saint, gardien de Dépôt, qui l’explicite et l’actualise ! Là encore, la tentation est trop forte pour ne pas succomber à nos opinions !

En reformulant cette partie du « Notre Père… » la conférence Episcopale de France est dans son rôle de gardien de Dépôt. Est-ce le signe des temps que les Evêques ont voulu accueillir et approfondir dans cette prière assez usuelle ?

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« Intention de messe…, honoraire de messe…, offrande de messe…, » :Son origine!

Pour une juste et meilleure compréhension de la pratique des « honoraires de messe », il m’a paru important de rappeler ce que fit Judas Maccabée : « Il organisa une collecte et envoya deux mille pièces d’argent à Jérusalem afin d’offrir un sacrifice pour le péché [des hommes tués au combat]. C’était un geste tout à fait noble et beau, inspiré par la pensée de la résurrection. Car, s’il n’avait pas espéré que ceux qui étaient tombés ressusciteraient, la prière pour les morts était superflue et absurde. Mais il jugeait qu’une très belle récompense est réservée à ceux qui meurent dans la foi : c’était là une pensée religieuse et sainte. Voilà pourquoi il fit ce sacrifice d’expiation, afin que les morts soient délivrés de leurs péchés. » (2 Maccabée 12,43-47)

Ce geste de Judas « faire une collecte pour envoyer à Jérusalem » est porteur de sens. Ce geste qui honore la mémoire de ses compagnons d’arme tombés dans le champ de bataille pourrait nous éviter « les contre-sens » voire « les contre-témoignages » en ce qui concerne la pratique actuelle de l’Eglise de « l’offrande de messe ». La démarche de Judas traduit un acte de profonde inspiration : « prière pour…, faire une offrande en faveur de… ». Continuer la lecture

« Intention de messe…, honoraire de messe…, offrande de messe…, » : Ma prière silencieuse !

Les expressions varient d’une époque à une autre, d’un diocèse à un autre. Ces expressions voudraient rendre compte ou expliciter une réalité elle-même complexe. Je voudrais parler de la messe ! Vouloir faire comprendre la messe aux fidèles qui, pour la plupart, totalisent un nombre incalculable de participation à la messe n’est-il pas une audace de ma part ? Or notre participation régulière à la messe peut avoir un risque : une participation mécanique. La messe est une cathédrale gothique avec une architecture majestueuse ornée de fresques et des tableaux assez complexes. La contemplation des œuvres des grands maitres exige une clé de lecture. Dans un tel univers, on ne se lasse de contempler : on passe, on repasse un détail qui nous délecte.

La messe est le chef-d’œuvre de Dieu actualisé par les hommes et pour les hommes de tous temps et de toutes les époques. Elle est le lieu de contemplation de sa beauté inépuisable. A ce titre, la messe est un mystère. Ce terme ne signifie pas « vérité cachée », ni ce qui est incompréhensible. En réalité, mystère « mustérion, en grec » est une vérité qui est là, mais que notre raison ne peut appréhender autrement que par une représentation, un signe conventionnel. La messe est le sacrifice du Christ accompli, une fois au Golgotha, et actualisé sur l’autel. Continuer la lecture

« Quand l’homme met Dieu à l’épreuve »!

La Bible parle régulièrement des hommes qui mettent Dieu à l’épreuve. Seulement, toute la difficulté réside dans la traduction de l’expression « mettre Dieu à l’épreuve » Certaines fois, on traduit cette expression par « provoquer Dieu », par « tenter Dieu », ou par « piéger Dieu ». Rappelons-nous de l’épisode de l’Exode 17,1-7: Le peuple hébreu a soif dans le désert et ne fait plus confiance à Dieu. Dieu lui donne à boire par l’intermédiaire de Moïse et dit à Moïse d’appeler ce lieu Massa et Meriba c’est-à-dire « Épreuve» et « Querelle ». Dans la relation de l’homme avec Dieu, cet épisode est resté assez célèbre: l’homme éprouve Dieu pour voir ce dont il est capable…, s’il tient à sa Parole et à ses Promesses…

Dans ce cadre, l’épreuve a pour but de jauger le niveau de Fidélité de Dieu, de faire connaitre à l’homme la réalité profonde ses intentions, au-delà des apparences souvent incertaines et trompeuses. Si l’épreuve, de nature est difficile pour celui qui la subit ou l’endure, elle reste tout de même positive dans le sens pédagogique. Il s’agit alors de tester la valeur d’une relation, d’une compétence, ou d’une résistance… Continuer la lecture

Dieu nous sollicite !

De la parabole de la Vigne dimanche dernier à celle des invités aux Noces ce dimanche, Dieu ne cesse de nous présenter son visage de sollicitude. Au-delà d’une attitude de politesse, d’une démarche affectueuse et pressante, la sollicitude de Dieu vis-à-vis de l’homme est spécifiquement prévenance affectueuse, celle qui entoure l’homme d’une bienveillance inégalable.
Déjà dimanche dernier, à travers l’image du propriétaire de la Vigne, nous avons vu Dieu s’investir : préparer la terre, planter une vigne, l’entourer d’une clôture de protection et la donner en fermage.
Qui est Dieu pour nous solliciter ainsi, Vigne de la nouvelle alliance ? Ce Dimanche, Dieu emprunte le visage « d’un restaurateur au cœur généreux ».Derrière le mot « restaurateur », il ne s’agit pas d’abord de son premier sens qui saute aux yeux (celui qui tient un restaurant), mais de son sens original : restaurateur, c’est celui qui établit dans l’état initial, originel : s’asseoir à la même table avec Dieu, partager le même repas avec Lui, festoyer en Sa présence et avec Lui…, voilà le projet initial de Dieu avec l’humanité. Continuer la lecture

« La Vigne du Seigneur, c’est la maison d’Israël »

Dans le pourtour du bassin méditerranéen, la vigne est précieuse. Tout le monde sait que sa culture requiert patience et attention pour une bonne récolte.

Plus qu’une culture, la vigne est la vie de son propriétaire et du peuple qui bénéficie de ses fruits. Du propriétaire aux vignerons, la sollicitude est comparable à celle que les jeunes mariés se donnent et se promettent pour la vie. A l’image du propriétaire de la vigne, on invitait les jeunes mariés à se prodiguer les mêmes soins, les mêmes attentions, la même patience…

Le chant du Prophète Isaïe est une belle illustration qui renvoie à l’image des Noces de Dieu avec son Peuple. D’une chansonnette, probablement de vendange, Isaïe en a fait une parabole pour ses auditeurs qui comprennent parfaitement ce langage. Vivant dans un plateau parsemé de vignes, nous sommes des auditeurs prédisposés à cette métaphore qui sonne comme un cri du cœur, un cri identitaire…

Hier, le prophète a identifié sans hésiter le peuple d’Israël à la vigne : « La vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël. Le plant qu’il chérissait, ce sont les hommes de Juda ». La vigne du Seigneur, c’est nous, population du Plateau de l’Issole ! Il nous appartient de prendre soins de cette vigne : nous sommes donc, à la fois, propriétaires, vignerons et héritiers ! Continuer la lecture

Mon enfant, va travailler dans ma Vigne.

Décidément, la métaphore de la Vigne irrigue notre méditation ces derniers jours. Déjà dimanche dernier, il était question des ouvriers appelés aux heures différentes avec un même salaire. Ce dimanche, on est en face d’un appel presque simultané : un appel non pas d’un propriétaire aux ouvriers, mais d’un père à ses deux fils : « mon enfant, va travailler dans ma vigne » !

En donnant un même salaire aux ouvriers de la première et de la dernière heure, Jésus attirait notre attention sur la bonté du Maître qui veut combler chacun indépendamment des mérites. Sa justice se règle sur la gratuité, sur le don sans mesure et sans calcul… On a vite conclu, dans notre logique, de trouver que ce Maître était arbitraire, son attitude était analysée sous le prisme de notre œil qui a tendance à regarder dans la cagnotte du voisin. Continuer la lecture

« Allez, vous aussi à ma Vigne »

Il y a des passages de l’évangile qui sont difficiles à commenter dans un contexte de récession économique où les slogans « travailler plus pour gagner d’avantage » semblent être la norme ; dans un contexte de chômage où la courbe fléchit sans amorcer véritablement la pente ; dans un contexte où les signaux de reprise de l’économie sont ternes au point de faire éclabousser l’indice de confiance sans lequel les investisseurs ne peuvent se jeter à l’eau… Ce contexte ne peut que jeter la stupeur et la confusion dans la tête du citoyen « Lambda », et du chrétien que je suis. Et pourtant, Jésus nous interpelle : « Allez, vous aussi à ma Vigne »

Au juste qu’est-ce que Jésus veut bien nous faire découvrir dans cette parabole où les ouvriers de la dernière heure gagnent autant que ceux de la première ? N’y aurait-il pas une injustice dans les salaires distribués par ce Maître ? Au risque de mal poser le problème de cette parabole, commençons par quelques remarques qui feront parler le texte :

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Les deux derniers dimanches, j’ai insisté sur la mission et la place du Curé en rapport avec la communauté paroissiale, une communauté dont les membres sont distincts, spécifiques avec un défi humain et évangélique de tendre vers l’unité et la communion…

Poursuivant la même réflexion ce dimanche, je m’arrêterai sur le rôle social du Curé en particulier et du prêtre en général : « prêtre, citoyen au milieu de vous… ».

        « Prêtre, citoyen au milieu de vous… ». C’est la « kénose », c’est le dépouillement des prérogatives divines du Christ pour épouser l’humanité : Dieu qui vit la condition des hommes ! Ce Dieu ne pouvait pas nous sauver s’il n’avait pris chair de notre chair. L’Apôtre Paul dira : « tout en tous » (1 Cor 15,28) : Dieu s’est fait l’un de nous ! Continuer la lecture