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Bonnes nouvelles

« LA JOIE DE L’EVANGILE »        

PAPE FRANCOIS

La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. Dans cette Exhortation je désire m’adresser aux fidèles chrétiens, pour les inviter à une nouvelle étape évangélisatrice marquée par cette joie et indiquer des voies pour la marche de l’Église dans les prochaines années.

  1. Une joie qui se renouvelle et se communique

Le grand risque du monde d’aujourd’hui, avec son offre de consommation multiple et écrasante, est une tristesse individualiste qui vient du cœur bien installé et avare, de la recherche malade de plaisirs superficiels, de la conscience isolée. Quand la vie intérieure se ferme sur ses propres intérêts, il n’y a plus de place pour les autres, les pauvres n’entrent plus, on n’écoute plus la voix de Dieu, on ne jouit plus de la douce joie de son amour, l’enthousiasme de faire le bien ne palpite plus. Même les croyants courent ce risque, certain et permanent. Beaucoup y succombent et se transforment en personnes vexées, mécontentes, sans vie. Ce n’est pas le choix d’une vie digne et pleine, ce n’est pas le désir de Dieu pour nous, ce n’est pas la vie dans l’Esprit qui jaillit du cœur du Christ ressuscité. Continuer la lecture

Le Message du Livre de Jérémie

Jérémie annonce une   alliance nouvelle    (Jr 31,33,34) Il tente d’arrêter la course à la mort de sa Nation. Sa mission sera de substituer à la religion légale, la religion du coeur. Lui même le prophète est une figure de Jésus dans sa Passion. Le drame de sa Nation devient pour Jérémie un drame personnel.

Jérémie est un prêtre exclu du service du Temple.

La prophétie du potier qu’il reçoit de Dieu indique que le Peuple n’est pas docile dans la main du Seigneur. D’où ses appels à la conversion.

Les changements extérieurs opérés par Josias n’ont pas entraîné la conversion espérée des coeurs. Aussi, après la mort de Josias, Jérémie devient un bouc émissaire. Il sera battu, persécuté, rejeté de sa famille, objet de complots, et enfin obligé à se réfugier au désert où il vit pourchassé. Continuer la lecture

La  Fête Dieu

«Voici le Pain des Anges, le pain des pèlerins, le vrai pain des fils.» (Séquence de la Messe composée par saint Thomas d’Aquin.)

L’Eglise nous montre aujourd’hui le Corps du Christ. Elle nous invite à l’adorer. L’Eucharistie est en effet le plus grand de tous les sacrements, le Saint Sacrement, car Il contient le Corps, le Sang, l’Ame et la Divinité du Christ.

En contemplant l’Hostie nous sommes renvoyés au Jeudi Saint, à la première Eucharistie.

Jeudi dernier le pape François a solennisé à Rome cette Fête du Corpus Christi et le rite Tridentin célèbre encore cette solennité un Jeudi. Continuer la lecture

En  ce temps des communions!

L’éducation chrétienne des enfants, dans la logique des choses l’enfant devrait tout apprendre de ses parents, car ce sont eux qui l’ont mis au monde, eux qui lui ont transmis les valeurs qui devraient le structurer. Ainsi l’enfant doit regarder d, abord vers son père quand il en a un, c’est lui la source et la mémoire de son être.

Tout père a reçu la mission d’éduquer son enfant. Si son père est croyant c’est lui qui le premier doit parler de Dieu à son fils, le rôle des parents qui font baptiser leurs enfants est de les orienter vers Dieu de les inscrire au catéchisme.

C’est au père de transmettre l’histoire sainte de son peuple, la mémoire de ses origines, de le faire entrer dans l’histoire naturelle et surnaturelle de sa Patrie (car en étant l’enfant d’une patrie, on est d’abord l’enfant d’une histoire, rattaché aux gestes et à la culture des pères.)

La Patrie n’est pas l’agglomérat d’individus disparates qui vivent sur un même sol, c’est une histoire sacrée «Gesta Dei per francos.» La vraie histoire de France commence pour un chrétien par le baptême des francs en 496 à Reims.) Continuer la lecture

« Moi je prierai le Père et il vous donnera un autre Défenseur… c’est l’Esprit de Vérité.»

L’Esprit Saint est la Troisième Personne de la Sainte Trinité, qui «procède du Père et du Fils .» (Credo de Nicée -Constantinople)

C’est lui l’Esprit qui a fécondé la sein de la Vierge Marie réalisant l’Incarnation, lui qui est descendu sous forme d’une colombe lors du baptême de Jésus, et sous forme de langues de feu sur la Vierge Marie et les Apôtres réunis au Cénacle le jour de la Pentecôte, cinquante jours après la résurrection de Jésus. L’Esprit Saint est « l‘Image parfaite de la vie parfaite, la cause des vivants, la source sacrée, la sainteté qui communique la sanctification.»(St Gr le Thaumaturge)

Lorsque Jésus annonce et promet la venue de l’Esprit Saint, il l’appelle :« Le Paraclet » (Jn 14,13), ce qui se traduit habituellement par « Consolateur », Jésus le nomme aussi « l’Esprit de Vérité »(Jn 16,13). Parlant avec Nicodème Jésus a usé de l’image du vent. « Le mot « esprit »dans sa première acception signifie « souffle, air, vent », pour nous faire comprendre que l’Esprit Divin est le Souffle de Dieu. «Le vent souffle où il veut ; tu entends sa voix, mais tu ne sais pas d’où il vient, ni où il va. Ainsi en est il de tout homme qui est né de l’Esprit.» (Jn3,8) D’autres beaux symboles désignant l’Esprit sont l’eau, l’onction, la nuée, et la lumière, le sceau, la main, le doigt, la colombe et le feu. Aussi Jésus disait : «Je suis venu jeter le feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé.» (Lc 12,49) Continuer la lecture

 « Moi je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ! »

 A propos des divorcés remariés dans l’Eglise

Vécu comme communauté de vie et d’amour, le mariage a toujours eu pour vocation de réussir même au-delà des échecs, c’est pourquoi le Code de Droit Canonique aujourd’hui en vigueur continue à proposer la pédagogie du pardon aux personnes qui ont divorcé et qui ensuite se sont remariés (C1152). L’autorité ecclésiastique invite quant à elle, et quand c’est possible à œuvrer à la réconciliation des époux. Aussi séparés, les époux demeurent toujours responsables de l’éducation comme de l’entretien de leurs enfants. Mgr Puech, ancien évêque de Carcassonne affirmait en son temps :« Que malgré la rupture, le lien sacramentel persiste entre les conjoints et qu’en aucun cas le divorce n’affecte la réalité du mariage: séparés, les époux restent unis devant Dieu, et ne peuvent contracter validement un nouveau mariage… Ce lien demeure jusqu’à la mort de l’un des conjoints. Aussi tout remariage en cette situation constitue un adultère.» Dés lors les époux séparés ne peuvent se remarier. Ainsi les personnes divorcés remariés ne peuvent approcher des sacrements c’est-à-dire de la confession et de la communion tout le temps qu’ils persévèrent dans leur union adultère, (il en est de même pour les personnes qui vivent maritalement sans être passées par l’Eglise), mais ils ne sont pas pour autant excommuniés. L’Eglise leur fait par contre un devoir de participer à la vie et aux prières de l’Eglise demandant de garder confiance dans la miséricorde infinie de Dieu qui est offerte à tous. Il n’y a en fait que deux cas précis, où les divorcés remariés peuvent bénéficier des sacrements. En premier quand ils promettent de vivre comme frères et sœurs, et ensuite s’il y a réconciliation avec l’Eglise, au moment de la mort. Continuer la lecture

LE BON PASTEUR

L’image du Bon Pasteur est représentée dans les plus anciennes iconographies des catacombes. Le Christ jeune porte sa brebis sur ses épaules. Le Christ est le bon Pasteur, son autorité n’est pas tyrannique, c’est un service qu’il rend à chacune de ses brebis. Cette image est simple disait le bienheureux Paul VI, elle exprime que le Christ consacre tout son amour à son troupeau et d’une façon spéciale à chacune de ses brebis (25/04/1966)

Suivre le bon Pasteur nous oblige à vivre bien unis les uns les autres, car toute inimitié entre les brebis est un péché contre le Christ. Dans son testament spirituel, Jésus nous presse à cette unité, c’est l’objet de sa prière «Père saint, garde-tes en ton nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous …

Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi; qu’ils soient en nous, eux aussi, afin que le monde croie que tu m’as envoyé… moi en eux, et toi en moi, pour qu’ils soient consommés dans l’unité, afin que le monde sache que tu m’as envoyé et que tu les as aimés, comme tu m’as aimé.» Là dans la bergerie qui est l’Eglise, le bon Pasteur s’oppose au voleur, aux pasteurs fonctionnaires qui ne travaillent que pour la paye, il s’oppose aux faux messies et aux pasteurs indignes. Dans l’Église du bon pasteur, seuls les pasteurs légitimes revêtus de son autorité sont envoyés par lui. Vouloir conduire le Peuple sans mandat, c’est être un voleur, un mercenaire. Aussi ce qui fonde ici-bas l’unité du troupeau, c’est le pape: car « là où est Pierre, là est l’Église.» Continuer la lecture

«  Comme votre cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes »

En ce dimanche des disciples d’Emmaüs ouvrons notre cœur à la foi. « La foi est une adhésion personnelle de l’homme tout entier à Dieu qui se révèle. Cela comprend une adhésion de  l’intelligence et de la volonté à la Révélation que Dieu a faite de lui-même au moyen de ses œuvres et de ses paroles . « Croire» est donc un acte humain, conscient et libre, qui correspond à la dignité de la personne humaine. »

Mais« croire est aussi acte ecclésial. La foi de l’Eglise précède, engendre, conduit et alimente notre foi. L’Eglise est la mère de tous les croyants. « Personne ne peut avoir Dieu pour Père, s’il n’a pas l’Eglise pour Mère.» disait Saint Cyprien de Carthage « Aussi nous croyons à tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu écrite ou transmise et que l’Eglise propose à croire comme divinement révélé.» La foi est nécessaire au salut. Le Seigneur lui-même l’affirme : « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui ne croira pas sera condamné.» (Mc 16,16) « La foi est un goût anticipé de la connaissance qui nous rendra bienheureux dans la vie future.» (Saint Thomas d’Aquin) Continuer la lecture

La sainte Miséricorde

En ce deuxième Dimanche de Pâques, nous célébrons la Fête de la Miséricorde. En apparaissant en 1931 à Plock en Pologne à soeur Faustine Jésus lui dit « Je désire que le premier Dimanche après Pâques soit la fête de la miséricorde.»

Par cette fête Jésus nous invite à croire en sa miséricorde: « Je désire disait il que la Fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. Qui s’approchera ce jour là de la Source de la vie, obtiendra la rémission de ses fautes et de leurs châtiments. En ce jour là sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoule la grâce. «Qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de Moi, même si ses péchés sont comme l’écarlate.»

La culture mortifère à laquelle sont victimes aujourd’hui tant d’hommes et de femmes ne doit pas les empêcher de s’approcher de la divine miséricorde: les déviations morales, les atteintes à la vie, dès la conception jusqu’à la mort, les atteintes à l’intégrité de la personne spécialement dans le domaine de la bioéthique, l’égoïsme sous toutes ses formes trouvent un remède dans la miséricorde. Continuer la lecture

« Il vit et il crût »

C’est un petit groupe, qui le matin de Pâques se rend au tombeau, il y a quelques femmes dont l’une émerge, Marie de Magdala, il y a quelques hommes, Pierre et Jean. C’est l’image de l’Eglise primitive sur laquelle repose la foi de l’Eglise en la Résurrection. Les femmes sont venues les premières pour embaumer le corps de Jésus après la tragédie du Golgotha. Les femmes sont les premières à rencontrer Jésus vivant. Les premières à entendre sa Parole, les premières à étreindre ses pieds. Ainsi la foi en la Résurrection est elle proclamée par les femmes. (les sentinelles du monde à venir comme le disait saint Jean Paul II). Si la Vierge Marie n’est pas venue au tombeau, c’est qu’elle savait elle et avant tous les autres ce qui était arrivé .
Marie de Magdala est la première parmi les disciples a proclamer le premier Credo de l’Eglise : « J’ai vu dit elle et voilà ce que le Seigneur m’a dit . » Les hommes eux sont restés d’abord sceptiques, peu parmi eux ont pris les paroles de Madeleine au sérieux, peu iront voir ce qui s’est passé.

Jean pourtant s’est déplacé, lui qui le matin avait vu la Mère des douleurs transformée et paisible. Lorsqu’il est rentré dans le tombeau, il a compris que quelque chose d’inouïe venait de se passer, quand il a vu le linceul plié  ainsi que le suaire qui avait recouvert la tête de Jésus…roulé à part dans un endroit…Il a enfin compris, et en voyant cela il a cru. Il est ainsi le premier parmi les hommes à croire en le Résurrection. Pourtant  trois fois au moins Jésus avait affirmé durant sa vie sa future Résurrection, mais les Apôtres ne comprenaient pas ce qu’il voulait leur dire : Ce langage leur était étrange ! Une fois Jésus avait parlé du signe de Jonas, qui était resté trois jours et trois nuits dans le ventre du monstre marin, une autre fois il avait parlé du signe du Temple qu’il rebâtirait en trois jours , et enfin il avait parlé ouvertement « Il faut disait il que le Fils  de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, qu’il soit mis à mort et qu’il ressuscite trois jours plus tard.» Mais les Apôtres ne comprenaient pas ce qu’il voulait leur dire.
En ce temps de Printemps qui est celui ou la vie éclate, où les première fleurs, jacinthes, primevères et aubépines se couvrent de leur éclat, en ce temps où nous contemplons la vie plus forte que la mort, nous célébrons désormais dans la joie  la Résurrection du Seigneur. Saint Jean qui sera pendant 40 jours l’un des témoins privilégiés de la Résurrection nous dit : « Ce que nos mains ont touché, ce que nos yeux ont vu voilà ce que nous vous annonçons.»

Bonnes et saintes fêtes de Pâques