Archives

En  ce temps des communions!

L’éducation chrétienne des enfants, dans la logique des choses l’enfant devrait tout apprendre de ses parents, car ce sont eux qui l’ont mis au monde, eux qui lui ont transmis les valeurs qui devraient le structurer. Ainsi l’enfant doit regarder d, abord vers son père quand il en a un, c’est lui la source et la mémoire de son être.

Tout père a reçu la mission d’éduquer son enfant. Si son père est croyant c’est lui qui le premier doit parler de Dieu à son fils, le rôle des parents qui font baptiser leurs enfants est de les orienter vers Dieu de les inscrire au catéchisme.

C’est au père de transmettre l’histoire sainte de son peuple, la mémoire de ses origines, de le faire entrer dans l’histoire naturelle et surnaturelle de sa Patrie (car en étant l’enfant d’une patrie, on est d’abord l’enfant d’une histoire, rattaché aux gestes et à la culture des pères.)

La Patrie n’est pas l’agglomérat d’individus disparates qui vivent sur un même sol, c’est une histoire sacrée «Gesta Dei per francos.» La vraie histoire de France commence pour un chrétien par le baptême des francs en 496 à Reims.)

Aussi la mission du père est-elle d’inculquer de vrais valeurs à ses enfants, celles qui ne s’appuient ni sur l’audimat ou sur les tendances perverses et égoïstes du temps, le père doit éduquer son fils sur les valeurs qui ont structurés l’âme de son pays.

Saint Jean Paul II a tellement insisté sur les racines chrétiennes de l’Europe qui ont formaté son âme. Le rejet volontaire par les élites de cette mémoire a entrainé la crise de société dans laquelle nous nous débattons aujourd’hui.

Dieu, dès le début a éduqué son Peuple pour le sauver, il le fait encore pour chacun d’entre nous avec la plus grande patience en nous donnant ses lois et ses avertissements. Il le dit dans le livre d’Osée « A Ephraïm j’ai appris à marcher en le prenant par les bras, je le menais avec de douces attaches, des liens d’amour.)> (Os 11,1-4) C’est pourquoi le psaume proclame «bienheureux l’homme que Dieu corrige, et qui est docile à la leçon du Seigneur.» (Ps 10,7)

Au père est assigné la mission d’apprendre l’effort à son fils pour réussir sa tâche d’homme en se mettant au service du bien commun et par là au service de sa Patrie.

Dire non à ses enfants est parfois nécessaire car la «folie est ancrée au coeur de l’enfant comme l’enseigne le livre de proverbes.»

«Ainsi disait Don Bosco l’homme moissonne ce qu’il a semé, à l’âge de la jeunesse il faut labourer, ensemencer, enlever les mauvaises herbes pour obtenir un jour la joie de la moisson, car l’enfant récoltera ce qu’il a semé, qui sème du bon blé récolte du blé, qui sème du maïs récolte du maïs, qui sème dans la jeunesse des chardons récoltera des chardons.»

« celui qui sème le vent récolte la tempête.»

A la mère revient la partie affective, c’est elle qui suscite le dévouement et la sécurité, c’est en son sein que l’enfant est protégé pendant 9 mois, et c’est auprès d’elle qu’il apprend à aimer.

Au père ressort la mission d’éduquer l’intelligence pour faire découvrir à son enfant la vérité, à la mère la mission du coeur, celle de l’affectif, aussi quand l’éducation est bien faite la mère est aimée et le père est admiré (père de Blignères.)

Aux enfants maintenant d’honorer leur père et leur mère pour avoir longue vie sur la terre, saint Paul leur dit: «Enfants obéissez en tout à vos parents, car cela plaît au Seigneur. Parents de votre côté ne vous fâchez pas contre vos enfants de peur de les décourager.

Ainsi « celui qui honore son père obtient le pardon de ses fautes, et celui qui glorifie sa mère est comme celui qui amasse un trésor, bien plus il aura lui-même de la joie dans ses enfants et aux jours de prière il sera exaucé.»

Ainsi prions Dieu qu’ils nous envoie aujourd’hui de bons éducateurs, qu’il donne à l’Eglise et à la société le Saint Esprit dans cette formidable mission d’enseigner la jeunesse, car c’est sans doute la plus belle tâche au monde.