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Le denier de l’église

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« Reste avec nous Seigneur, car le soir approche et déjà le jour baisse » (Luc 24,22)

Poursuivons notre méditation avec cette :

IIème Partie : L’Inconnu tente de réveiller nos cœurs endormis

Hier ce sont les disciples d’Emmaüs qui rebroussent chemin en voyant Jésus, Celui qui marchait sur les eaux, qui a nourri les foules, guéri les malades, tué comme un vulgaire homme…, aujourd’hui, c’est l’humanité entière qui déchante et se préoccupent face à un virus qui défie nos sciences. Quant aux disciples, ils croyaient Jésus capable de « se sauver », de « se libérer », de ces traîtres qui veulent lui ôter la vie… Seulement, ils n’ont pas compris qu’il est le Messie qui est venu non pour se sauver, mais pour sauver les hommes en donnant sa propre vie..., non pour se libérer, mais pour libérer les hommes captifs. Ce mystère a échappé aux disciples et pour cause, ils ont voulu comprendre humainement les atrocités de la Passion de leur Maître, au lieu d’y croire, c’est-à-dire d’intégrer que le salut des hommes passe par sa mort et sa résurrection, comme il était prédit.

J’ai peur que les attentes de tant de fidèles confinés dans leurs maisons, priant jour et nuit, ne soient déçues par les incertitudes du déconfinement, les atermoiements de nos dirigeants, les conséquences humaines, sociales et spirituelles engendrées par l’arrêt brusque des activités pastorales et économiques…   Quand nos rêves sont fatalement brisés, la foi en Dieu entre en crise, stagne ou se grippe. Comme les disciples d’Emmaüs tournant le dos à Jérusalem, nous aussi, nous commençons à prendre nos distances vis-à-vis de l’Eglise : l’élan de piété des premiers jours de confinement s’estompe, les vices se créent et s’installent, nous cherchons les moyens pour nous complaire dans notre situation ou nous cherchons à voir ailleurs… Généralement, quand les choses ne se passent pas comme nous avions espéré ou rêvé, la déception s’accroît, l’illusion plante sa tente…, et nous nous fermons à toute espérance !

« Ne fallait-il pas… ?» : c’est l’interrogation adressée par cet Inconnu sur le chemin de l’Emmaüs. Cette question qui cible la mémoire des deux hommes, et peut-être la nôtre dans les circonstances actuelles, est une invitation au retournement des cœurs. Elle voudrait stimuler les fonctions cognitives des disciples phagocytées par le drame de la Passion. Mais, la déception est telle, que leurs cœurs sont engloutis dans l’amas d’atrocités vécues, sans possibilité de remonter plus haut, pour découvrir la lumière de la résurrection promise. « Ne fallait-il pas… » est aussi pour nous une piqûre de rappel pour notre conscience collective engluée dans la peur des conséquences en oubliant les leçons possibles à retenir du drame du Covid-19.

En remontant un peu l’historique de Garéoult et de certaines localités du Var, on constate les marques de la foi populaire qui animaient l’imaginaire collectif… Nous sommes des héritiers de cette foi qui venait naturellement renforcer les mesures barrières mises en place par les Consuls d’antan, face à la menace des pandémies récurrentes.

A Garéoult, les populations se sont levées comme un seul homme et ont bravé le confinement de la pandémie du choléra de 1850 en processionnant sur les ruelles de la ville avec le buste de Saint Félix. Par un effet de miracle, la ville de Garéoult a été épargnée de cette pandémie… Au Val, Notre Dame de Paracol est venue secourir les populations de la peste, et le village a été sauvé de l’hécatombe. Plus loin, les Dracénois ont construit l’église de « Notre Dame du Peuple » en 1524, en action de grâce pour avoir évité la ville de l’épidémie de la peste qui ravageait les populations des localités environnantes. De Garéoult, à Draguignan en passant par Le Val, l’imaginaire populaire continue d’entretenir cette piété de nos Anciens, soutenue ou initiée la plupart de temps par les Consuls… Me revient alors à l’esprit ce cantique écrit en Provençal et attribué à un certain Malachie Frizet : « Prouvençau e Catouli, Nosto fe n’a pas fali » (Provençaux et catholiques, notre foi, notre foi n’a pas fané). De chant religieux composé en l’honneur de Notre Dame de la Provence (1875), le cantique est devenu un véritable hymne provençal exécuté avec beaucoup d’émotion et d’entrain.

« Ne fallait-il pas… ? » : cette question actuelle n’est pas un reproche pour notre manque de foi, mais une interpellation à raviver notre confiance en Dieu. La foi est là ! Il faut peut-être qu’elle soit en situation pour être vive et explicite ! Au cours de l’histoire, chaque fois que la foi des fidèles a été mise à l’épreuve, ils ont su s’adapter, se réinventer pour vivre leur foi.

Seigneur, ouvre mon cœur à la lumière de ta parole. Détourne mes yeux qui ont tendance à se fixer sur le point noir de ma vie, alors que la blancheur de ta transfiguration me prépare déjà à mieux accueillir le mystère pascal.

Que le Seigneur vous bénisse

Père Dieudonné MASSOMA

« Reste avec nous Seigneur, car le soir approche et déjà le jour baisse » (Luc 24,22)

Avec cette phrase de l’Evangile de Luc, nous poursuivons notre réflexion pour découvrir ce Seigneur qui chemine à nos côtés dans ces temps tourmentés.

Je vous propose cette …     1ère Partie :  L’Inconnu vient au secours de nos tourments 

Dans l’Evangile de Luc, « reste avec nous Seigneur… » est le point de retournement de l’épisode des Disciples d’Emmaüs, après les tragiques événements de la Passion et les rumeurs de la résurrection de Jésus. Meurtris et confus, les deux disciples prennent la route d’Emmaüs tournant ainsi le dos à Jérusalem, ville où leurs rêves ont basculé. Marchant à pas lents sur ce chemin, Ils s’interrogent mutuellement, ils essaient de comprendre la tournure des événements, d’expliquer comment Jésus, qui paraissait être un grand prophète et un homme de Dieu, a pu être crucifié de la sorte ! La lourdeur de leur marche signe le basculement de toute leur vie. Ils avaient fondé leur vie sur Jésus et voilà qu’il est mort, et, avec sa mort toute leur espérance s’est envolée. Lorsque tout semble perdu, la bonne résolution est de retourner à la case départ. J’admire la force de rebondissement de ces deux hommes, qui ne seraient plus à la fleur de l’âge, pour reconstruire leur « à-venir » ! Savoir repartir, rebondir ne va pas toujours sans inquiétude, sans déplorer le chemin parcouru qui a abouti à l’impasse… Parfois, ce n’est pas ce qu’on a perdu qui alimente nos angoisses, mais le sentiment d’un éternel recommencement.

« Nous qui espérions que… » : Voilà une inquiétude commune à tous les hommes. Le virus des rêves qui s’envolent subitement, est aussi contagieux pour les humains que le Covid-19. L’incertitude crée la panique dans le Groupe des Douze, déstabilise les fondements implantés par Jésus… L’éparpillement de ce noyau sonne-t-il la fin de l’aventure de Jésus sur terre ? Le mouvement de la débandade au sein des Douze, observé après le Vendredi Saint, confirme-t-il la prophétie de Jésus : « je frapperai le Berger et les brebis se disperseront » ? (Mc 14,27). A lire les interrogations des disciples d’Emmaüs, on se rend bien compte que la déception est si profonde, qu’ils sont incapables de se rappeler, de se souvenir des paroles du Maître. La présence d’un Inconnu sur leur route, ses révélations, ses analyses, n’ont pas permis à ces deux hommes de retrouver la mémoire. La déception est un tampon abrasif qui use efficacement notre mémoire.

Avec les découvertes de nouvelles technologies, les prouesses des sciences soutenues par une croissance économique…, nous avons cru – et à raison peut-être – maîtriser l’univers et ses réalités. Nos contemporains ont placé leur espérance dans un monde matérialiste, en une « science toute-puissante et invincible ». Quelle illusion avons-nous devant un virus microscopique qui met complètement notre monde invulnérable à genoux ! Nos attentes sont déçues. Et notre désarroi n’est-il pas comparable à celui de ces deux hommes qui retournent chez eux tout perplexe ?

Aujourd’hui, l’humanité expérimente les affres d’une terrible pandémie qui a mis les horloges de notre monde à l’arrêt : les politiques s’essoufflent et hésitent, l’Eglise retrouve le Cénacle attendant la Pentecôte, les familles sont calfeutrées et ne peuvent même plus profiter des premiers rayons du soleil printanier, les morts sont enterrés sans le moindre dernier hommage de leurs familles… L’humanité entière est au cœur de l’expérience de l’Emmaüs : un chemin de hantise provoqué par les terribles images de la Passion. Le pays des libertés voit sa Liberté muselée. Qui aurait pu le croire ?

Face à ce virus qui dicte sa loi, les populations commencent à désavouer ceux qui ont la responsabilité de les protéger d’une telle tragédie. Depuis peu, la recherche du Bouc émissaire a commencé à animer les débats dans les média. Il ne vient en tête à personne de reconnaître ses limites humaines et de suivre le cours des événements à pas mesurés. Nos projections se heurtent à une impasse qui se laisse découvrir avec le temps. Alors que le déconfinement s’annonce, la frilosité gagne en intensité ! Ceux qui boudaient le confinement, le trouvaient liberticide, s’interrogent sur les mesures peu rassurantes du déconfinement : sa psychose s’amplifie plus que celle du confinement. Quand les choses ne vont pas dans le sens de nos rêves, on déchante très vite. Le syndrome d’Emmaüs réapparaît dans notre contexte actuel. La déception met en déroute les populations et les rend encore plus sceptiques.

Seigneur, aide-nous à reprendre confiance en l’à-venir que nous voulons construire avec Toi. Répands sur nous Ta bénédiction et guéris nous de nos paralysies.

Que le Seigneur vous bénisse

Père Dieudonné MASSOMA

Je voudrais conclure notre série de méditations sur une note salvifique qui nous vient de Dieu. Il vient nous secourir lorsque nous crions vers Lui.

 Suite et fin

 « Maître, nous sommes perdus ! Cela ne te fait rien ? » (Mc 4,38)

Dieu vient au secours de nos cris

 

Avec le prolongement du confinement, signe d’un virus qui a imposé son règne de mort, les plus sceptiques sur l’action de Dieu dans notre vie consolident leur conviction, ceux qui croient tanguent un peu à l’image de la barque qui transporte les disciples pour la traversée vers l’autre rive.

Face au désastre causé par le Covid-19, le cri retenti avec une plus grande acuité « Maître, nous sommes perdus ! Cela ne te fait rien ? ». Ce cri de dépit à l’égard de Dieu est l’expression parfaite de notre manque de confiance. J’ai l’intime conviction qu’au cœur de cette barque en détresse, ce qui doit inquiéter les occupants, ce n’est pas la présumée indifférence de Jésus, mais bien au contraire leur manque de foi en Lui… Souvenons-nous de cette interrogation bouleversante de Jésus : « quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? » (Luc 18.8…). La foi est un lien intime et profond qui unit l’homme à Dieu. Ce lien intérieur est fortement menacé dans notre monde secoué par diverses formes de tempête.

Pour le Cardinal Sarah, « la crise actuelle est une parabole » (Valeurs Actuelles du 13/04/20). Et le propre d’une parabole est d’être une parole imagée à déchiffrer. Le Covid-19 est une leçon que le monde sera appelé à déchiffrer et surtout à en vivre pour que rien ne soit plus comme avant. A mon humble avis, la question n’est pas de savoir si le monde arrivera à traverser cette crise sanitaire, mais comment va-t-il en sortir ? Quelle leçon allons-nous en tirer ? Qu’est-ce qui doit changer ? Notre vieil homme va-t-il se changer en homme nouveau ? J’espère que L’Eglise, avec ses prêtres et ses fidèles, tout comme la société civile, tirera une leçon de cette crise. Je crains juste que l’été qui approche avec son soleil charmant risque de nous laisser happer par le bronzage et de nous faire oublier les bonnes résolutions du confinement. Chaque crise appelle à un changement de trajectoire, à une nouvelle manière de fonctionner… Les fidèles chrétiens n’oublieront pas de sitôt les beaux moments de la prière domestique, lanterne de la foi de l’Eglise. Les valeurs de solidarité et d’engagement citoyenne ont été réchauffées et mises en lumière.

Comment oublier « la fumée de l’illusion » qui traverse le ciel de notre époque ? Alors que le monde se projetait sur l’indice de croissance, planifiait la réduction du taux de chômage et donc de la pauvreté…, voilà que la présence d’un virus bouscule tout et contraint le monde à se mettre à genoux, symbole fort de l’abaissement, de la fragilité, de l’humilité… De même que le Covid-19 révèle la vulnérabilité de l’autosuffisance des hommes de notre temps, de même la tempête qui secoue la barque fait découvrir aux disciples qu’ils ne peuvent ramer sans le secours de Celui qui semble dormir… Me revient à l’esprit la prière du psalmiste pris au fond du désespoir et du découragement : « Vois, Yahvé ne dort ni ne sommeille, il est le gardien d’Israël » (Ps 121, 4).  Il se rappelle que le secours lui vient du Seigneur qui a fait le ciel et la terre.

Le sommeil de Jésus est un retrait stratégique, un moment où Il laisse l’homme exercer pleinement la liberté de se référer à Lui ou pas. Son sommeil est révélateur d’une présence-absence. On peut être troublé et inquiet de son « semblant de silence », mais il est toujours là, comme il l’a promis (Mt 28,20). Jésus sauve ses disciples comme il délivrera notre monde de la tempête du Covid-19. Mais Jésus ne manquera pas de faire remarquer notre Foi timide. Notre monde industrialisé s’éloigne un peu trop de Dieu, il refuse de « s’inscrire dans un réseau de dépendance » (Card Sarah ibid.).

Permets, Seigneur, que notre confiance en Toi ne nous fasse jamais défaut, parce que tu es présent dans notre monde, dans ton Église, en chacun de nous et, par-delà les apparences, Tu agis sans cesse en notre faveur : « Silence, tais-toi ! »(Mc 4-39)

Que le Seigneur vous bénisse

Père Dieudonné MASSOMA

Poursuivons notre série de méditation ouverte sur le cri des Apôtres :« Maître, nous sommes perdus ! Cela ne te fait rien ? ». J’ai voulu dans un premier temps nous entretenir sur le contexte de ce cri des Apôtres. Aujourd’hui, j’aimerais souligner l’actualité de ce cri en rapport avec nos attentes inassouvie.

« Maître, nous sommes perdus ! Cela ne te fait rien ? » (Mc 4,38)

Un cri actuel et des attentes inassouvies !

En ce moment, le monde entier traverse une pandémie d’une rare violence. On avait cru que les pandémies relevaient du Moyen-Age. Voilà que ces maladies qui semblaient sous contrôle – du moins dans les pays dits développés – réapparaissent de nos jours et frappent sans exception toutes les couches de la société. Le Covid-19 n’épargne personne, pas plus les nantis que les plus démunis. Cette pandémie a déstabilisé les systèmes sanitaires les plus performants et les plus aguerris, des pays industrialisés. La fragilité de la science est mise à nu ou presque. L’économie mondiale vacille. Les structures sociales s’effilochent. Et la peur des lendemains incertains gagne les cœurs.

Dans ce frémissement généralisé, l’Eglise n’est pas épargnée. Elle est secouée dans ses fondements avec une fête de Pâques célébrée en catimini. Les messes virtuelles deviennent la seule option pour maintenir la flamme de la foi allumée dans les églises domestiques.

L’allocution du Chef de l’Etat de lundi 13 avril a posé les jalons de déconfinement, sans donner de véritables réponses : il ne les a pas lui-même ou il les découvre au fil du temps. Les populations commencent à s’impatienter. Les échos de la propagation du Covid-19 à travers le monde sont peu rassurants et les résultats des recherches ne comblent pas encore les attentes.

Quand le pouvoir des Etats tangue…, quand la visibilité de l’Eglise se réfugie dans la sphère de la virtualité…, quand la pandémie ne donne pas de signes d’essoufflement…, la « santa plebs » du monde s’inquiète et s’interroge : « Maître, nous sommes perdus ! Cela ne te fait rien ? ».

Voilà une question que beaucoup de personnes poseraient bien au Bon Dieu en ce moment ! Que fais-tu, Dieu, pour ce monde qui souffre ? Tu es là pourtant et le monde souffre ainsi ? Pourquoi refuses-tu d’exercer ta toute puissance pour délivrer le monde, libérer l’humanité de cette terrible pandémie ? Nos questions expriment un sentiment d’indignation et parfois de rejet de Dieu : Il se dit tout-puissant et Il n’exerce pas sa puissance pour sauver les hommes, ses créatures, des griffes mortelles du Covid-19. Les disciples ont eu le même sentiment d’un Dieu absent, d’un Dieu qui se détourne de leur malheur. Dans leur interrogation, se lève un vent de révolte du genre : « c’est inadmissible que Dieu dorme tout en étant dans la barque avec nous ». Un Père peut-il être à ce point indifférent à de ce qui arrive à ses enfants ? D’où la question : « Cela ne te fait rien ? », pour reprocher au Bon Dieu son silence, son retrait…

Un Dieu silencieux est-il un Dieu absent ? Notre monde ne connait l’efficacité que dans l’action, dans le faire et l’agitation… Le silence apparaît ainsi aux yeux de nos contemporains,  façonnés par le culte de l’action visible, comme un retrait, un abandon, une absence totale, une démission … Pour les disciples de Jésus comme pour nous aujourd’hui, le silence de Dieu apparaît comme l’aveu de son impuissance ou mieux de son désintéressement pour ce qui se passe dans le monde. Voltaire va s’employer dans ses écrits à soutenir que : l’idée d’un Dieu présent qui intervient dans la vie de l’homme est un non-sens, une utopie, un conte de fées réservé aux enfants ! Dans la conclusion de son œuvre célèbre Candide (1759), il signe cette phrase lapidaire : « cultivons notre jardin ». Au-delà d’une promotion avangardiste d’un monde écolo, Voltaire professe ce qui est une conviction profonde : la Providence se désintéresse des hommes, il leur appartient de travailler et rendre meilleur « leur jardin », de faire prospérer la terre, d’y travailler pour le progrès. Dieu est absent ! Il est mort proclamera Nietzsche…

Dieu est-il vraiment mort ou est-ce l’homme qui se meurt en voulant assassiner Dieu, l’évincer de son quotidien ? Le silence de Dieu est une parole forte de sa part donnée à notre monde qui s’agite et veut ramer sans Dieu. Ce silence a interloqué les disciples aux commandes d’une barque agitée et inquiété Marthe dans son activisme. Il interroge notre monde face à un virus qui bouscule tout sur son passage. Aurons-nous l’humilité et l’intelligence du cœur – comme les disciples et Marthe – pour associer Dieu à ce qui fait notre angoisse présentement ? Allons-nous lui demander collectivement pardon pour nos péchés prométhéens, la folle tentation de l’homme de se mesurer à Dieu et de se soustraire à sa dépendance ?

Seigneur, nous avons péché contre Toi…, mais près de Toi se trouve le pardon !

Que le Seigneur vous bénisse

Père Dieudonné MASSOMA

« Maître, nous sommes perdus ! Cela ne te fait rien ? » (Mc 4,38)

 

Paroissiennes, Paroissiens

Chers fidèles du Christ

C’est à partir de cette phrase que je voudrais vous proposer une réflexion en trois étapes

La première étape va nous permettre de comprendre le :

Contexte de nos cris lancés vers Dieu

Vous reconnaissez certainement le cri des disciples apeurés dans la barque ballotée par une violente tempête, alors que leur Maître, Jésus, dort paisiblement sur un coussin à l’arrière. Ce cri de détresse des disciples dans une barque agitée, se rapproche étonnement d’un autre cri lancé par Marthe à Jésus conversant sereinement avec Marie, sa sœur : « Seigneur, cela ne te fait rien… ? Ma sœur me laisse seule à faire le service » (Lc 10,40).

A priori, aucun lien direct entre les deux scènes de l’Evangile. Le sujet, traité par les deux évangélistes, ne semble pas être le même et, le contexte est totalement différent. Et pourtant…, la question posée par les deux a un fond commun comparable au nôtre. Continuer la lecture

Paroissien et Paroissiennes,

Chers Fidèles

Les mesures de confinement prolongées ont pour notre paroisse des conséquences financières importantes : plus de quêtes de dimanche, report de tous les baptêmes et mariages, etc.

Cette baisse de recettes se révèle d’autant plus préoccupante qu’elle coïncide avec les fêtes de Pâques, durant lesquelles la générosité des fidèles s’exprime traditionnellement davantage. Ces fêtes, nous le savons, ont été célébrées en catimini.

Pour pallier cette situation, le diocèse a mis en œuvre plusieurs initiatives que je me permets de relayer :

N.B : pour suivre les liens ci-dessous (appuyer sur le bouton Ctrl + Clic)

frejustoulon.fr/quete pour la quête en ligne,

frejustoulon.fr/soutien-paroisse pour le soutien exceptionnel aux paroisses,

frejustoulon.fr/denier pour le soutien exceptionnel au diocèse,

frejustoulon.fr/bougies pour l’achat de bougies.

Je remercie certains qui participent déjà à cette initiative de soutien à l’Eglise du Var et particulièrement à votre paroisse, et j’invite les autres qui hésitent ou qui ne savent comment procéder à m’appeler directement (0698515799) ou à s’adresser à Mr Falco Richard (0608473296)

Bonne fête de Pâques

Que le Seigneur vous bénisse

Père Dieudonné MASSOMA

Annonces Paroissiales du 08/03/2020

Mercredi 11/03 : Retraite sur le sacrement de réconciliation pour les enfants de 2ème année de catéchisme

Jeudi 12/03 : 20h30 groupe de prières et de louanges à Garéoult.

Afin de préserver nos aînés assez fragiles, toutes les celébrations dans les maisons de retraite sont suspendues.

 

Merci de retenir la date du samedi 28 mars !

Ce sera notre pélérinage paroissial de carême à Notre Dame de Bargemon    informations à suivre…

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Semaine du   08 au 15 Mars 2020

Lundi : 8h00 adoration 8h20 laudes puis Messe à Garéoult

Mardi : exceptionnelllement 8h00 Messe à Garéoult

Mercredi : 8h00 adoration 8h20 laudes puis Messe à Garéoult

9h00 Messe puis chapelet à Ste Anastasie

Jeudi :   9h00 Messe et chapelet La Roquebrussanne

17h00 Adoration, confession et 18h00 Messe à Forcalqueiret

Vendredi : 8h00 adoration 8h20 laudes puis Messe à Garéoult

               15h00 chemin de Croix à Garéoult

Samedi : 8h00 adoration 8h20 laudes puis Messe à Garéoult

Semaine précédente

Évangile (Mt 17, 1-9)

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.
Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! »
Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »

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