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EPI – Echo des Paroisses de l’Issole – 04/08/2019

EDITO : Laudamus te et glorificamus te

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Le soleil de l’été n’évoque pas seulement la canicule, très redoutée parmi les populations vulnérables, mais traduit aussi la splendeur de la gloire de Dieu. Bien des peuples, avant la Révélation, ont souvent vénéré le « dieu-soleil ». Ces peuples n’ont pas attendu que l’homme mette pied sur le sol lunaire, ni qu’ils aient inventé les télescopes, pour connaitre l’impact du soleil sur la vie. Dans ces cultures, dites « polythéistes », la religion tient une place primordiale et régit la vie des populations qui voient en chaque force de la nature, une manifestation divine. Le soleil est un facteur important dans la vie. Raison pour laquelle, il symbolise « Dieu », principe de vie. La Lumière éblouissante de ce mois suggère donc fortement l’éclat et la majesté de Dieu, l’Astre du ciel qui irradie le monde de sa lumière. Pour nous chrétiens, la splendeur de Dieu apparait de manière unique et symbolique dans la Sainte Liturgie où les fidèles sont appelés à contempler le mystère de Dieu et le célébrer avec ferveur et piété.

Parlant de la majesté de Dieu, le Psaume 18, 2 dit : « les cieux proclament la gloire de Dieu et le firmament raconte l’ouvrage de tes mains ». Dans l’Ecriture, le mot « gloire » implique l’idée de « poids », ce qui est stable et immuable… Dans la nouvelle alliance, la gloire de Dieu, symbolisée par le soleil, s’est manifestée étonnamment aux hommes dans le visage radieux du Christ, à la transfiguration et particulièrement à la résurrection. Ici, le mot « gloire » signifie Victoire…, Passage… Pâque ! C’est dans cette gloire de Dieu que Marie a été élevée « avec son âme et son corps », mettant ainsi en lumière, la puissance de Dieu « qui patiente et prend pitié ». Marie reçoit cette lumière, reconnait son influence désormais dans sa vie : « Le Seigneur fit pour moi des merveilles, saint est son nom ». Elle exulte de joie d’être choisie par ce Dieu dont l’amour s’étend d’âge en âge ainsi que sa miséricorde étendue aux hommes de tous les temps.

Au cœur de ce mois où l’Assomption nous laisse voir dans toute sa densité, la grandeur de l’amour de Dieu, vainqueur de la mort et du péché, je nous invite à la louange et à l’action de grâce :

Laudamus te et glorificamus te, pour cette année pastorale qui s’achève. Nous avons essayé de faire de petits pas de manière communautaire. Les fruits ne sont peut-être pas assez visibles, mais ils sont là dans l’effort de tous et de chacun.

Laudamus te et glorificamus te, pour l’année pastorale qui s’annonce. Elle reste une inconnue connue de Dieu seul. De même que Marie a été couverte de son Esprit-Saint, de même nous prions pour que ce même Esprit-Saint nous prenne sous son ombre et nous aide à réaliser les projets pastoraux de cette année à venir.

Laudamus te et glorificamus te, pour l’équipe des prêtres qui s’étoffe de deux jeunes prêtres. Il nous reviendra de les accueillir, de les aider à bien consolider leur projet de vie (leur charisme) et à bien fonder une véritable communauté à vocation de prière pour la France. A eux de trouver les ressources humaines et spirituelles pour rejoindre le champ pastoral qui favorise l’unité de la communauté dans la diversité des membres et de s’intégrer dans la vie des fidèles du Plateau de l’Issole.

Les occasions d’action de grâce ne manqueront pas. La gloire de Dieu illuminera nos pas. Dans son « fiat », Marie nous fait contempler la gloire de Dieu qui snobe « les puissants » et arrose « les humbles ». L’idée de la gloire de Dieu est donc à l’opposé de celle des hommes de notre monde. Pour le chrétien, il n’y a pas de gloire sans croix et pas de croix qui ne suppose la victoire… « Le Thabor n’est jamais loin du Calvaire. Les deux montagnes se font face aussi en nous. Les moments de transfiguration nous aident à tenir dans la foi quand l’épreuve devient trop lourde. » (Benoît XVI, Carême, le 4 mars 2007)

A La rentée, le mystère de la croix glorieuse rayonnera dans toute sa splendeur avec la messe de la rentrée pastorale (Installation sur le mont Thabor). Saint Felix introduira l’année avec sa double signification, cultuelle et culturelle : le cultuel pour affirmer notre foi et la célébrer, le culturel pour éveiller la foi de ceux qui sont sur le parvis de l’église (moment de gravir le Golgotha)

Entre les deux montagnes, fixons notre regard sur l’Astre d’en haut, soleil de vie, qui vient visiter tous les hommes : Laudamus te et glorificamus te (nous te louons Seigneur et nous te bénissons !)

P. Dieudonné MASSOMA

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